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Introduction aux Thérapies Comportementales et Cognitives

Les Thérapies Comportementales et Cognitives peuvent être considérées comme l’application de la théorie et la découverte de la psychothérapie.

Dans les théories de l’apprentissage (conditionnement classique et opérant, apprentissage social), l’accent est mis sur la modification des comportements observables.


APPROCHE COMPORTEMENTALE

En simplifiant les choses, pour un comportementaliste, la plupart des comportements inadaptés ont été appris dans certaines situations puis maintenus par les contingences de l’environnement : un sujet apprend à être anxieux de la même façon qu’il apprend à marcher ou à parler.

Ainsi dans ce type d’approche, on s’intéressera à la façon dont un problème s’est constitué et surtout à la façon dont il se maintient ou s’aggrave, c’est-à-dire à ce que le patient et son entourage, dans un certain contexte, font pour que le problème persiste ou se renforce.

Après avoir identifié les pensées ou comportements problématiques, le patient et le thérapeute rechercheront les solutions pratiques issues de l’analyse fonctionnelle précédente et la meilleure manière de les appliquer.

L’objectif sera, à travers ce nouvel apprentissage, de remplacer le comportement inadapté par celui qui favorise un mieux-être et un mieux-faire durables.

Il s’agit d’un véritable entraînement structuré, régulier et progressif, au cours duquel le patient va être confronté directement, mais de manière très progressive, aux situations redoutées.


APPROCHE COGNITIVE

Enrichie par l’apport des approches cognitives, la Thérapie Comportementale et Cognitive prend en compte non seulement le comportement observable mais aussi l’opinion que l’individu se fait de lui-même et de son environnement.

En effet, la souffrance du patient qui vient consulter trouve souvent sa source dans les illusions sur soi-même, les autres, le futur, le monde, les notions de vérité, de bien et de mal. Une appréciation irréaliste du monde extérieur, la dévalorisation et la dépréciation de soi ou une anticipation constamment négative de ses capacités personnelles, peuvent nourrir l’illusion d’inefficacité.

Prenons quelques exemples tirés de la vie ordinaire
  • une jeune femme ne peut aller seule dans la rue car elle pense qu’elle fera une crise d’angoisse qui provoquera la moquerie d’une foule anonyme ou même sa propre mort
  • un jeune homme affirme ne pas être à la hauteur dans les situations sociales, redoute la critique des autres et interprète toute marque d’hostilité apparente comme un reproche fait à sa personne. Dès lors, il se sent très mal à l’aise en société et tend à s’isoler de tout contact social.
Le thérapeute va aider le patient à mieux repérer et connaître les pensées dont il n’a pas ou très peu conscience. La recherche visera à identifier les pensées qui déclenchent des émotions et des comportements qui font souffrir le patient et qu’il souhaite modifier.
Les principes de la Thérapie Comportementale sont simples :
  • Lorsqu’on est anxieux, déprimé ou en colère, on pense de façon illogique, systématiquement négative, et on agit sans s’en rendre compte contre ses propres intérêts.
  • Avec l’aide du thérapeute, il est possible d’apprendre à identifier ses pensées et ses émotions négatives et à les modifier.
  • Lorsque ces sentiments et idées pénibles ont été modifiés, il est possible de redevenir plus productif et de se respecter davantage.
  • Les premiers résultats peuvent être obtenus sur une période relativement brève d’une durée moyenne de trois à six mois, et à raison d’une vingtaine de séances. La durée de la thérapie varie en fonction de la complexité et de la sévérité du trouble traité.
  • Le choix des techniques utilisées procède des objectifs définis avec le patient au début de la thérapie. Ces techniques mises en œuvre opèrent à trois niveaux : comportemental, cognitif et émotionnel.
 
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